Au cours de ses premières années de travail photographique, 1955-196O, avant d’entrer dans le monde de la publicité et de la mode, Jean-François Bauret se consacre à des recherches qui réfèrent à son monde intime et à ses choix esthétiques.

Il réalise alors de nombreux reportages chez de grands artistes de l’époque, réunis dans une trentaine d’albums et parallèlement crée des images dont il se réalise-même les tirages, souvent à l’exemplaire unique.

Il s’agit de natures mortes, de photogrammes donnant lieu à des compositions abstraites ou végétales et très souvent de nus dont sa femme est le modèle.

En 1962, il s’installe à Paris et ouvre son studio, poussé par la demande dans le domaine de la publicité et de la mode, ménageant toutefois beaucoup de temps pour se livrer à ses recherches personnelles

Ses campagnes publicitaires sont souvent très remarquées: le fameux «homme nu» de Sélimaille, une marque de sous-vêtements masculins (1967), provoque l’époque un véritable évènement, scandaleux aussi bien que libérateur.

Quelques années plus tard, il transgresse le tabou de l’image de la femme enceinte en réalisant pour Materna une photographie représentant, nues, une petite fille et sa mère enceinte.

Le portrait et le nu occupent une place prépondérante dans son travail, tout au long de sa vie, sans qu'ils soient particulièrement différenciés dans l'une ou l'autre de ses représentations, sa recherche s'appuie sur sa philosophie personnelle résumée en deux mots, «l'être et le paraître».

Il recherche la représentation de l’être par tous les moyens, autant sur le plan plastique que psychologique.

Ces nus sont en réalité des portraits, «avec ces images j'ai voulu faire le portrait de l'individu tel qu'il est, sans expression ou sentiment, à l'état brut, sans effet de lumière, de décors, de vêtement . Sans effet d’optique ou de couleur. La nudité n’est qu’une absence de vêtement et n’a rien à voir avec l’érotisme ou l’exhibitionnisme ».

L’image de la femme dans tout son réalisme cru, et pas seulement mince, jeune et jolie, contraste avec la représentation habituelle des modèles utilisés dans la publicité. Comme Man Ray, dont il est un fervent admirateur, son travail de commande rejoint ses recherches personnelles: toujours dépouillées, ses compositions présentent les corps sans ornementation, de manière directe.

C’est ainsi que le portrait et le nu occupent une place prépondérante dans son travail, tout au long de sa vie, sans qu’ils soient vraiment différenciés, dans l’un et l’autre de ses représentations, sa recherche s’appuie sur sa philosophie personnelle de la représentation de l'humain, que l'on peut résumer en deux mots, «l'être et le paraître».

Il recherche la représentation de «l’être» par tous les moyens, rejetant ce qui lui semble sans intérêt, le «paraitre».

Ces nus sont en réalité des portraits, «avec ces images j'ai voulu faire le portrait de l'individu tel qu'il est, sans expression ou sentiment, à l'état brut, sans effet de lumière, de décors, de vêtement . Sans effet d’optique ou de couleur. La nudité n’est qu’une absence de vêtement et n’a rien à voir avec l’érotisme ou l’exhibitionnisme ».

L’image de la femme dans tout son réalisme cru, et pas seulement mince, jeune et jolie, contraste avec la représentation habituelle des modèles utilisés dans la publicité. Comme Man Ray, dont il est un fervent admirateur, son travail de commande rejoint ses recherches personnelles: toujours dépouillées, ses compositions présentent les corps sans ornementation, de manière directe.

Par la suite, il continue à mener des recherches personnelles en studio sur diverses formes de représentation du corps. La chorégraphie parfois audacieuse des mouvements est soulignée par un fond et un éclairage dépouillés.

Sa monographie parue en 2018 aux éditions Contre-Jour rend très bien compte de ce long parcours à la fois classique et moderne.

Jean-François Bauret

2 décembre, 2020-2 février, 2021

Galerie RCM

32, rue de Lille, 75007 Paris

www.rcmgalerie.com

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