Ils ont pleuré, tapé sur des casseroles et crié «Trump, c'est fini!» dans un concert de klaxons: les New-Yorkais ont laissé exploser leur joie et leur soulagement samedi à l'annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Les scènes de liesse – dans la ville natale du président républicain qu'une majorité de New Yorkais ont toujours répudié – ont commencé dès les premières alertes tombées sur les smartphones. Dans les minutes qui ont suivi, les rues de Manhattan ont retenti de cris et de klaxons, les habitants sont sortis dans la rue ou sur leur balcon, frappant souvent sur des casseroles.

Spontanément, sous un soleil radieux et des températures quasi-estivales, des milliers de personnes, des entités masquées, ont convergé vers des points stratégiques, à Columbus Circle, en bordure de Central Park, à Times Square ou devant la Trump Tower, où siège la Trump Organization sur la 5e Avenue, et où habitait Trump jusqu'à son départ pour Washington en 2016.

«Ça a été quatre ans de souffrances, c'est un homme odieux, vraiment odieux, Je suis si heureuse qu'il s'en aille, même si maintenant on va devoir se soucier de tous les gens qui ont voté pour lui, car eux sont toujours là », dit Jacqueline Brown, 58 ans, professeure d'université à vélo rejoindre la foule à Columbus Circle.

«Je suis submergé par la joie», dit aussi Bernie Jacobs, 84 ans, en prenant des bagels et café près de la Trump Tower. «Tous les matins, on vient ici et on critique Trump, ça durait depuis quatre ans, c'était trop. On le détestait du jour où il est arrivé au pouvoir (…) Il a été un président de rien du tout, avec un ego surdimensionné et zéro talent ».

«Enfin, Biden a gagné!», s'exclame J.D. Beebe, 35 ans, patron d'une petite entreprise en ligne, en applaudissant à tout rompre. «Je suis ravi, c'est vraiment un moment très américain, tous ces klaxons, ces gens aux balcons», dit-il.

«Je me réjouis juste de ne pas avoir à m'inquiéter chaque jour de savoir quel truc débile va encore sortir de la bouche de notre président, honnêtement», dit-il.

«Être débarrassée de Trump au quotidien, remettre un peu de normalité dans nos vies, et que mes enfants pourront voir un être humain respectable aux commandes – ça suffit à me rendre heureuse pour aujourd'hui!», dit Catherine Griffin, larmes aux yeux, descendue dans la rue avec sa fille.

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